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Une plume au bas d'une page avec l'entête du compas et de l'équerre

Extraits de l'ouvrage

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Préface

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Les Editions Symbolon ont choisi de fournir aux francs-Maçons de toutes Obédiences des outils précis dans des ouvrages qui fournissent l’essentiel d’un sujet en des mots simples et compréhensibles par tous. On est loin des pavés fournis par des magisters doctes et imbus de la chose maçonnique. Leurs approches différentes, et parfois même contradictoires, des symboles déroutaient les Apprentis les plus studieux. Les Compagnons et les Maîtres aussi d’ailleurs.

Cette collection s’adresse aussi bien aux Frères et Sœurs récemment initiés que ceux qui, après quelques années de pratique, recherchent les fondamentaux de l’Art royal. « Savoir rédiger et présenter une planche avec succès » est écrit pour ceux qui sont appelés à présenter des planches symbolique sen Loge, certes, mais aussi à tous les Frères et Sœurs qui travaillent sur le symbolisme. L’idée n’est pas d’ostraciser ceux qui travaillent sur des sujets sociétaux ou politiques. On reconnait volontiers que beaucoup d’avancées républicaines (Res publica, la chose publique) ont été à l’initiative de Loges qui, dès le XVIIIème siècle se sont investies dans des réformes de la société.

N’écoutons pas ce penser suborneur qui porterait à jeter l’anathème sur ceux qui font de la spiritualité le centre de leur recherche philosophique ou de leurs exégèses.

Le schéma proposé s’applique à ceux qui travaillent surtout sur le symbolisme. Cette méthodologie pourra être peaufinée dans les « Hauts Grades » ou encore dans les « Ordres Agrégés » en tant que de besoin. Le process reste similaire.

Ainsi, la démarche retenue est la suivante : d’abord lire le sujet. Cela semble évident, mais combien d’entre nous font du « hors sujet » ? Ensuite, il faut trouver les idées, ses propres idées, pas celles d’un auteur ou celles récupérées dans le catalogue des planches de tel ou tel site Internet. Ensuite, il est temps de passer à la phase de rédaction, selon un fil conducteur, bien sûr. La phase qui suit est celle de la présentation en Loge. Si la prise de parole en public est un peu stressante pour certains, il y a des techniques à connaître pour la réussir. Monsieur Jourdain, en faisant de la prose, pratiquait l’art oratoire sans le savoir ! Enfin, une fois la planche présentée, il y a très souvent les apports que les Frères nous font grâce à leurs pierres. C’est ce qui nous permettra d’aller plus loin…

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Conseils

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1. Il est fortement conseillé d’imprimer sa planche. Les Frères utilisant encore l’écriture manuscrite devront s’attacher à ce que celle-ci soit lisible et compréhensible par les destinataires. On peut se relire facilement, mais il peut devenir ardu pour quelqu’un d’autre de déchiffrer les hiéroglyphes ou les pattes de mouches de certains. C’est une marque de respect à l’égard de celui qui lira ce texte ultérieurement.

2. Les documents imprimés devront être paginés. Il est aussi recommandé d’aérer le texte en séparant les parties et les paragraphes. Ceux-ci ne doivent pas être des pavés denses, mais des blocs de lignes séparés les uns des autres par un espace repérable.

3. Le style narratif se distingue du langage parlé. Il sera de bon ton de châtier son vocabulaire, d’éviter le langage populaire ou familier et d’utiliser le « langage courant ». Ce dernier, appelé également langage standard ou langage actif est considéré comme la forme la plus usuelle de la langue. Il est déconseillé d’utiliser le langage soutenu qui, bien qu’apportant la rigueur grammaticale et syntaxique au choix d’un vocabulaire précis, peut désarçonner plus d’un qui peuvent le juger pompeux et ostentatoire. 

4. Le texte ne doit pas avoir d’ambiguïté. Il faut se méfier des homonymes (mots identiques à sens différents), des homographes (mots dont seule l’orthographe est semblable) et des homophones (mots dont la prononciation est identique). De même, les paronymes (mots proches en écriture ou en prononciation) peuvent induire en erreur. Par exemple, « Dans la phase précédente » ne correspond pas à « Dans la phrase précédente ».

5. Il est bien entendu que le texte devra être sans faute d’orthographe, de syntaxe ou de concordance des temps. Ce n’est pas rédhibitoire, mais il vaut mieux que le Vénérable Maître, l’Orateur, les Surveillants et le Secrétaire ne soient pas choqués par des fautes d’inattention qui peuvent nuire à la bonne compréhension d’un texte.

6. S’il est vrai que la planche s’adresse à un public d’initiés, il peut être nécessaire d’expliquer la signification de certains sigles et éviter les abréviations.

7. Pendant que vous adressez votre planche au Frère Second Surveillant, il peut être bon de solliciter un ou deux Frères de confiance afin qu’ils parcourent votre prose. Leurs conseils seront avantageusement mis à profit pour corriger ce qui vous aurait échappé.

8. Dans un paragraphe ou un chapitre, il faut des articulations logiques. Les idées qui ont été regroupées dans l’étape précédente doivent évoluer selon un fil conducteur. La progression doit emmener tout naturellement à la conclusion.

9. Il est utile de soigner les transitions. Elles permettent de résumer rapidement ce qui vient d’être dit et d’annoncer ce qui va suivre. Cette phrase, ou ce paragraphe, donne de la fluidité au texte. On sent bien les différentes parties sans avoir à indiquer une numérotation ordinale.

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